Fiche pays Cuba

Cuba

Intitulé officiel du pays : République de Cuba
Capitale : La Havane
Superficie : 110 992 km²
Population : 11 2537 habitants
Peuples et ethnies : Le peuple cubain est métissé et comprend environ 50 % de Mulâtres, 37 % de Blancs, 11 % de Noirs et 1 % de Chinois
Langues : La langue parlée est l'espagnol.
Religions : Le choix du culte est totalement libre. La religion majoritaire est le catholicisme, et les cultes afro-cubains, mélange entre les cultes africains et les saints catholiques, sont aussi très pratiqués.
Institutions politiques : République
Président : Miguel Díaz-Canel
Monnaie : Peso cubain


Histoire

Au débarquement de Christophe Colomb lors de son voyage à la découverte du nouveau monde, au nord-est du pays à Bariay en 1742, Cuba était peuplé d’aborigènes vivant d’une façon primitive. C’est Diego Velázquez, qui est à l’origine de la conquête de Cuba et qui créa les premières villes au début du 16e siècle. Les villes comme Baracoa, Santiago de Cuba, ou la Santísima Trinidad, San Cristóbal et Santa María, furent bâties à cette période. Au moment de la colonisation du pays, les aborigènes ont quasiment tous disparus. Une population africaine fut introduite et réduite à l’esclavage pour effectuer les tâches les plus difficiles dans des conditions très dures. La colonisation va durer plus de quatre siècles jusqu’en 1898, année où le pays est occupé par les Etats-Unis. En 1902, est instaurée la République néocoloniale et c’est en 1959 que la Révolution renverse le régime en place.

La période coloniale

Au cours de cette période, des villes comme Santiago de Cuba et La Havane vont être construites. La population indienne va être complètement décimée. Mais la productivité des mines d’or est faible et Cuba va finalement être utilisée comme escale pour les bateaux qui repartent vers l’Espagne chargés de richesses.
L'île trouve donc de nouvelles sources de revenu comme le tabac avec environ 300 millions de cigares fabriqués chaque année et une douzaine de milliards de cigarettes, la culture du café et de la canne à sucre qui amène à Cuba la majorité de ses ressources. Des esclaves africains sont amenés pour renforcer la main-d'œuvre nécessaire pour l'agriculture et la pêche.
En 1763, on compte environ trente-deux mille esclaves sur l’île de Cuba. Mais la culture sucrière n’atteint pas les niveaux de rendement des colonies françaises comme Saint-Domingue ou anglaises comme la Jamaïque. Après la longue guerre de 1791 à 1803 opposant les esclaves noirs aux propriétaires blancs, de nombreux esclavagistes fuient à Cuba où ils apportent leurs capitaux et leur savoir-faire. Plus de sept cent vingt mille esclaves sont amenés à Cuba entre 1792 et 1860. Par la suite, les planteurs francophones viennent renforcer le nombre des réfugiés français de Saint-Domingue aux Etats-Unis.


L’indépendance

La guerre pour l’indépendance débute en 1868. Cette guerre fait plus de 200 000 morts entre 1895 et 1898, jusqu’à l’intervention des États-Unis qui vont alors occuper l'île pendant une dizaine d’années. Les États-Unis continuent de dominer Cuba jusqu’en 1934, date à laquelle commence une période de bon voisinage.

Fidel Castro fait abdiquer Fulgencio Batista, considéré comme un dictateur, en 1959 au bout de trois ans de lutte avec une armée de rebelle. Il est au pouvoir de Cuba et en 2006, c’est son frère Raúl Castro qui devient président par un vote de l'Assemblée nationale en 2008. En 2009, les Cubains ont fêté les cinquante ans de la révolution, avec des fêtes à Santiago le 1er janvier.
Les États-Unis reconnaissent diplomatiquement le nouveau gouvernement en 1959. Malgré tout, les rapports entre les Etats-Unis et Cuba se détériorent dès le mois de mai 1959.

Par la suite, 1 400 réfugiés, formés et rémunérés par la CIA américaine, firent une tentative de débarquement à la baie des Cochons en avril 1961. Cette tentative se solda par un échec et ce fut le début de l’embargo économique américain en 1962. Les Etats-Unis renoncèrent à envahir Cuba, selon les plans de l'opération Northwoods. C’est le président John Kennedy qui refusa et signa un accord pour solder l'affaire des missiles de Cuba. Cuba a été soutenu par l'URSS qui leur a accordé une aide de 4 à 6 milliards de dollars par an jusque dans les années 90 en échange du respect de sa politique : la mise à disposition de troupes cubaines envoyées dans de nombreux pays d'Afrique pour soutenir les gouvernements communistes et anéantir leurs adversaires, et aider les groupes révolutionnaires d'Amérique latine.
Mais cette politique est très controversée. Les Cubains ont leurs propres idéaux tiers-mondistes dus à une importante population noire et souhaitent envoyer de leur propre initiative des soldats en Angola pour soutenir le MPLA en 1975, alors que des troupes sud-africaines tentent d’envahir cette ancienne colonie portugaise. L'URSS vient en aide aux Cubains afin de redresser la situation militaire devenue difficile. En mai 1972, Moscou avait en effet conclu avec Washington un ""code de bonne conduite"" lui interdisant de venir en aide aux mouvements révolutionnaires. En 1981, Ronald Reagan accuse Castro de fournir des armes à la guérilla du salvadore. Fidel Castro rejette l'accusation et met en avant l'interdiction de l'URSS de fournir des armes aux troupes latino-américaines. Suite à la disparition de cette aide soviétique, Cuba doit ensuite faire face à une importante crise de son économie.


Géographie

Entouré par la mer des Caraïbes, le Mexique, les Bahamas et la Floride, Cuba est en fait un archipel composé de Cuba, d’une longueur de 1 220 km, de l'île des Pins et de plus de1 600 îlots. La République est constituée de l'île de Cuba et de la Isla de la Juventud. Cependant, les États-Unis ont installé une base navale à l'entrée de la baie de Guantanamo qui est occupée depuis 1898


Economie

Suite à la prise de pouvoir, environ 90 % du secteur industriel et 70 % des terres agricoles sont nationalisés par le gouvernement qui met en place une économie planifiée. La majorité des moyens de production sont sous contrôle de l'État et une grande partie de la main-d'œuvre travaille dans le secteur public. Au cours des dernières années, le secteur privé s'est bien développé. Le secteur public qui représentait 92 % des emplois n’en représente plus que 77 % en 2000, et le secteur privé représente 22,5 %. L'investissement est très réglementé et de nombreux prix sont fixés par les autorités publiques.
La chute de l'Union soviétique priva l'île de ses principaux partenaires économiques. De plus, l'embargo mis en place par les États-Unis a eu de très importantes conséquences sur l'économie cubaine. L’URSS était le principal fournisseur de pétrole à bas prix et achetait le sucre à un prix largement supérieur au marché. Donc, sans pétrole et sans matériel, l'agriculture cubaine a été décimée ; la population subit des coupures de courant régulières et la faim et la sous-alimentation sont fréquentes.

Face à cette crise économique, Cuba doit libéraliser son économie. A partir de cette période, la création de commerce et d’usines privés est permise, et le dollar américain est autorisé dans les magasins jusqu’en 2004, pour favoriser le tourisme.
En avril 2005, c’est la création de l’ALBA par le Cuba et le Venezuela. C’est une organisation qui a pour but la coopération au niveau social, au niveau politique et au niveau économique. Cette organisation a été depuis intégrée par la Dominique, la Bolivie, le Nicaragua et le Honduras. En 2009, une monnaie commune, le SUCRE, Système Unique de Compensation Régional, est adoptée par les pays membres. L’objectif est de diminuer la dépendance au dollar.
Cuba produit plus de 4 millions de tonnes de pétrole brut par an, ce qui est bien prouvé par les pompes à pétrole qui sont visibles sur la côte entre La Havane et Varadero. Des importations à prix d’amis sont également faits depuis le Venezuela. Afin de trouver de nouveaux gisements, le géant pétrolier Repsol a été autorisé à prospecter au large des côtes de la capitale.


La Culture

Avant la Révolution cubaine, la capitale comptait pas moins de 135 salles de cinéma. Aujourd’hui, il n’en existe plus qu’une vingtaine car la plupart ont été fermées. De nos jours, Cuba est surtout réputé pour ses cigares, avec des marques réputées mondialement comme les Habanos et les Cohiba, son rhum, notamment le Havana Club et sa musique de laquelle découlent de nombreux styles musicaux comme le mambo et le cha-cha-cha.
Les vieilles voitures américaines sont classées au patrimoine cubain, ce qui fait que même à un prix d’or, on ne peut pas les acheter pour les faire sortir de Cuba. La santeria qui est une religion d'origine africaine est très répandue à Cuba.
Malgré le fait que la publicité soit interdite à Cuba, les murs sont recouverts de citations peintes à l'aérosol. « Lutter contre l’impossible, et vaincre » ; « Vive Cuba libre » ; « La parole enseigne, l’exemple guide »... et la phrase culte « La patrie ou la mort ». Désormais, un nouveau slogan a vu le jour à Cuba : « Notre lutte est désormais une bataille économique ».


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